La fermeture d’un important site web néonazi souligne la nécessité pour le gouvernement de lutter contre la radicalisation en ligne

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(Phil Williams / newschannel5.com)

24 novembre 2025

TORONTO – B’nai Brith Canada réitère sa demande au gouvernement fédéral afin qu’il étudie la haine numérique et l’extrémisme en ligne après qu’un fournisseur d’accès Internet ait indépendamment mis fin aux activités de GoyimTV.com, un important site Web néonazi.

« Depuis des années, GoyimTV – un outil de propagande géré par la soi-disant « Goyim Defense League » (GDL) – existe comme une sorte de YouTube pour la suprématie blanche, l’antisémitisme et la négation de l’Holocauste », a déclaré Richard Robertson, directeur de la recherche et du plaidoyer de B’nai Brith Canada. « Bien que la GDL soit surtout présente aux États-Unis, il est bien connu que le groupe utilise son site Web et les médias sociaux pour internationaliser la haine et influencer les Canadiens. »

Selon les médias, l’adresse URL « goyimtv.com » a été mise hors ligne après que des journalistes américains aient contacté l’hébergeur du site web pour obtenir des commentaires. GoyimTV a depuis déménagé vers une autre adresse web en utilisant le code pays de Sao Tomé-et-Principe. La GDL est également active sur diverses plateformes de diffusion vidéo en continu, dont plusieurs qui sont très populaires auprès des Canadiens.

En août 2022, des tracts antisémites associés au groupe ont été distribués dans plusieurs villes, notamment Langley (Colombie-Britannique), Peterborough (Ontario) et Saskatoon (Saskatchewan). Dans son Audit annuel des incidents antisémites au Canada 2024, B’nai Brith Canada a fait état de plusieurs Canadiens qui seraient associés à la GDL. Au cours des trois dernières années, la GDL a continué d’étendre son influence au Canada.

Robertson a déclaré que B’nai Brith Canada était particulièrement préoccupé par les tentatives de la GDL de contacter de jeunes enfants, notamment sur les réseaux sociaux et lors de diffusions en direct.

« Il existe des vidéos montrant ces néonazis s’adressant à des enfants devant une caméra en direct, harcelant des jeunes issus de minorités visibles et incitant à la violence contre les Juifs, les minorités raciales et les personnes LGBTQIA+ », a-t-il déclaré. « C’est révoltant. Le Canada doit prendre ce problème au sérieux et prendre des mesures pour protéger la jeunesse canadienne. »

B’nai Brith Canada a déjà écrit au gouvernement fédéral au sujet des répercussions d’un tel extrémisme en ligne. En septembre, nous avons demandé au Parlement de créer un groupe de travail chargé d’étudier la radicalisation des jeunes en ligne.

« La fermeture de GoyimTV.com doit être un catalyseur pour d’autres mesures », a déclaré Simon Wolle, directeur général de B’nai Brith Canada. « Nous appelons les parties prenantes du gouvernement et du secteur technologique à mettre en place des mesures de protection afin d’empêcher la GDL et d’autres groupes similaires d’exploiter les espaces Internet pour endoctriner les jeunes et promouvoir la haine. »