Les recommandations de B’nai Brith Canada concernant le budget fédéral visent à lutter contre les préjudices en ligne et la radicalisation des jeunes

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La Chambre des communes (ourcommons.ca).

Le 26 mai 2026

OTTAWA – Alors que le ministre des Finances prépare son budget pour le prochain exercice financier, B’nai Brith Canada exhorte les législateurs fédéraux à soutenir ses recommandations visant à financer les initiatives destinées à lutter contre l’antisémitisme et à freiner l’extrémisme.

« En tant que société, nous devons accepter que nos jeunes, en tant que natifs du numérique, soient exposés aux dangers de l’Internet », a écrit B’nai Brith dans une soumission de cinq pages déposée la semaine dernière au Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre de ses consultations prébudgétaires annuelles. « Il est de notre responsabilité sociale de les sensibiliser aux dangers qui rôdent dans le monde numérique. »

Dans son rapport annuel sur les incidents antisémites au Canada pour l’année 2025, la Ligue des droits de la personne de B’nai Brith a constaté une augmentation de 203 % du nombre d’incidents antisémites recensés en ligne depuis 2022.

Les préoccupations concernant les dangers en ligne et le contenu extrémiste qui circule sur les réseaux sociaux sont primordiales, selon Richard Robertson, directeur de la recherche et des affaires publiques chez B’nai Brith Canada.

« Les forces de l’ordre et les organismes chargés de la sécurité nationale tirent depuis des années la sonnette d’alarme quant au risque de radicalisation des jeunes Canadiens et de propagation d’idéologies haineuses par le biais de contenus en ligne », a-t-il déclaré. « Le Canada doit saisir l’occasion du prochain budget fédéral pour financer des programmes destinés à combattre cette menace directement. »

Comme l’a signalé B’nai Brith, des réseaux en ligne décentralisés tels que Maniac Murder Cult (MKY) et 764, impliqués dans des affaires de chantage criminel et d’exploitation sexuelle au Canada, prônent également des idéologies antisémites violentes. Plusieurs jeunes Canadiens ont été arrêtés en lien avec ces réseaux en ligne. L’un d’entre eux a notamment été interpellé après avoir peint par pulvérisation une croix gammée sur un bien public à Winnipeg.

En 2025, le gouvernement fédéral a inscrit MKY et 764 sur la liste des organisations terroristes, à la suite des démarches menées par B’nai Brith.

La réponse du Canada face à l’influence croissante de ces réseaux haineux devrait inclure un programme national de compétences numériques pour les jeunes, a recommandé B’nai Brith. Une telle initiative permettrait de doter les jeunes Canadiens des outils nécessaires pour repérer la désinformation, la haine, les abus et la manipulation sur Internet.

Par ailleurs, B’nai Brith a recommandé au gouvernement d’allouer un financement permanent et continu afin de soutenir les activités du Centre canadien pour l’engagement communautaire et la prévention de la violence (le Centre canadien). Cette unité, qui relève du ministère de la Sécurité publique, joue un rôle essentiel dans la lutte contre les menaces pesant sur la sécurité nationale du Canada, notamment en soutenant la recherche et en menant des actions de sensibilisation auprès des communautés.

« Pour que le Centre puisse élargir ses projets, il aura besoin d’un financement permanent et continu », a déclaré M. Robertson. « Le Canada dispose des ressources nécessaires pour devenir un chef de file à l’échelle internationale dans la lutte contre les menaces extrémistes. En comprenant les causes profondes de la radicalisation au sein de notre société, nous pouvons élaborer des stratégies efficaces pour lutter contre l’extrémisme violent motivé par des idéologies. »

Pour lutter contre les menaces visant spécifiquement la communauté juive, le gouvernement devra toutefois également financer des initiatives visant à sensibiliser les jeunes Canadiens à l’antisémitisme. B’nai Brith a recommandé la mise en place d’un programme quinquennal permettant au public de mieux comprendre la définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), adoptée par le Canada en 2021.

« B’nai Brith continuera à travailler avec les dirigeants de tous les niveaux de gouvernement », a déclaré Simon Wolle, directeur général de B’nai Brith Canada. « Alors que l’antisémitisme continue de s’aggraver de manière incontrôlable et que l’espace numérique est de plus en plus envahi par la haine, le gouvernement doit se doter des moyens nécessaires pour protéger la jeunesse canadienne et la sécurité nationale. »