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PROPAGANDE ET VÉRITÉ

COMMENT COMBATTRE LES IDÉES FAUSSES ET LES MENSONGES À PROPOS DE LA CLÔTURE ANTITERREUR ISRAÉLIENNE

Le 23 février 2004, la Cour internationale de Justice de La Haye a entamé ses audiences sur la question de la clôture antiterreur israélienne. Le Comité Canada-Israël sur les affaires publiques (CIPAC) du B’nai Brith a officiellement soumis un dossier légal sur le sujet aux services juridiques de plusieurs gouvernements, dont le gouvernement canadien.

Le CIPAC reconnaît que l’opinion publique s’est également emparée de la question. Ce document a donc été rédigé afin de vous permettre de démentir les mythes et les idées fausses que vous rencontrerez.

Pour obtenir des informations complémentaires, n’hésitez pas à contacter notre bureau de la représentation au (514)733-5377, poste 23 ou le (416)633-6224, poste 140.

1. PROPAGANDE: « La construction de la clôture en Israël n’est pas réellement nécessaire. C’est un stratagème qui permet à Israël de ralentir le processus de paix. »

VÉRITÉ: la construction de la clôture antiterreur est indispensable à la sécurité d’Israël. Elle a été conçue comme mesure temporaire de défense contre le terrorisme palestinien; son unique raison d’être est de sauver des vies israéliennes. Entre le 3o septembre 2000 et février 2004, plus de 920 israéliens ont trouvé la mort dans les attaques terroristes palestiniennes et plus de 6134 ont subi des blessures dont certains pâtiront à vie.

Des terroristes de Cisjordanie ont pénétré dans des villes israéliennes et ont spécifiquement ciblé la population civile dans des autobus, des restaurants et cafés, des établissements d’enseignement supérieur et des centres commerciaux. Ils ont infligé une terreur sanglante à des familles réunies pour un seder de Pâques. Cette terreur est menée sans discernement contre soldats et civils, jeunes et vieux, hommes et femmes. En réalité, beaucoup plus de civils que de membres des Forces de défense israélienne ont perdu la vie lors des attaques terroristes : des 920 meurtres recencés depuis septembre 2000, 274 sont des membres des forces de sécurité israélienne et 646, soit 70% sont des civils. Les palestiniens ont également fait des victimes parmi les leurs : certains de leurs confrères et consoeurs ont perdu la vie lors d’attaques terroristes.

Les victimes ne sont pas uniquement des citoyens israéliens mais également des canadiens, des européens, des américains, des sud-africains, des chinois et autres. Yehezkel Goldberg, un citoyen canadien et israélien de 42 ans né à Toronto et père de sept enfants figure parmis les onze victimes d’un attentat suicide perpétré à Jerusalem le 29 janvier 2004 par des membres de la brigade des martyrs d’Al-Aqsa de Yasser Arafat. Le ministre israélien des affaires extérieures a réagi à cet attentat en affirmant que « la clôture antiterreur aurait pu empêcher ce massacre ». Celle-ci a déjà permis de déjouer plus de 50% des attentats terroristes contre Israël alors qu’elle n’est pas encore achevée. D’autre part, il n’y a pratiquement eu aucune infiltration de terroristes de la bande de Gaza vers Israël dans les dernières années grâce à une clôture électronique déjà présente.

Il est important de noter que les statistiques de mortalité due aux attentats ne sont pas représentatives des défis liés à la terreur que les israéliens subissent quotidiennement. Les média internationaux font rarement mention du nombre d’attentats terroristes déjoués par la sécurité israélienne. La clôture antiterreur israélienne constitue le dernier ressort contre des années de terrorisme palestinien et fait suite à plus de 20 000 attentats documentés depuis septembre 2000. En 2003 seulement, Israël a rapporté 3838 attentats terroristes, soit une baisse significative par rapport aux 5301 recensés en 2002. Ce déclin ne fait pas suite à une décision palestinienne de réduire les opérations de terreur mais plutôt de succès israéliens en matière d’innovations tactiques et opérationnelles.

Comme toutes les nations, Israël est dans l’obligation de défendre ses citoyens contre toute forme de terrorisme. Celui-ci ne sera prêt à reprendre les négociations que lorsque la terreur aura cessé.

2. PROPAGANDE: « les palestiniens déploient toutes leurs ressources pour empêcher le terrorisme. La clôture aura donc pour effet de miner leurs efforts de sécurité. »

VÉRITÉ: les palestiniens sont les seuls responsables de la clôture israélienne. Les groupes terroristes continuent à recevoir un soutien direct de l’Autorité palestinienne malgré les multiples promesses du contraire faites aux Accords d’Oslo de 1993 et plus récemment lors de l’acceptation de la feuille de route pour la paix.

Il existe un grand nombre de preuves qui démontrent le rôle de l’Autorité palestinienne dans les activités terroristes. Un rapport indique qu’en septembre 2003 encore, des attentats terroristes auraient été directement orchestrés par le quartier général de Yasser Arafat. Dernièrement, Arafat a donné refuge à une trentaine de palestiniens qui se terrent à l’heure actuelle dans l’enceinte de la Muqata’a à Ramallah. Parmi eux se trouvent des terroristes considérés comme les chefs de files de la brigade des martyrs d’Al-Aqsa du Fatah qui sont recherchés pour leur implication directe dans les attentats suicides contre Israël.

Un programme détaillé d’incitation au terrorisme sanctionné par l’état a été développé au sein de la société palestinienne, dans les média officiels de l’Autorité palestinienne, dans les manuels scolaires et lors des sermons hebdomadaires du vendredi où les martyrs sont glorifiés. Ce soutien sans faille au terrorisme a imprégné tous les aspects de la vie palestinienne, passant de l’arène politique aux sphères sociales et culturelles ainsi qu’aux événements sportifs où les équipes sont souvents nommées en l’honneur des terroristes qui ont participé aux attentats suicides.

Les jeunes enfants subissent un endoctrinement pour devenir martyrs (shaheed) à travers l’utilisation d’outils de propagande tels que les vidéoclips et les chansons.

Un exemple récent est celui de l’Autorité palestinienne qui, à l’insu de Microsoft et sans en obtenir l’autorisation, a incorporé la musique du jeux vidéo Halo de Microsoft à un de ses vidéoclips à caractère haineux; grâce à une superposition d’images, le vidéoclip montre des soldats israéliens tuant des palestiniens un à un.

Certains organismes palestiniens ont refusé de l’aide dans des cas où des dispositions antiterreur avaient été exigées. Par exemple, le Réseau d’organismes non- gouvernementaux, une coalition composée de 89 organismes d’aide aux palestiniens a avisé ses membres de refuser toute aide financière de la part du gouvernement américain qui exigeait en échange la signature d’un document garantissant que les fonds ne seraient pas utilisés à des fins terroristes. Le Croissant-Rouge palestinien a finalement abandonné les $300,000 annuels d’aide financière du gouvernement américain en refusant de signer le document antiterroriste.

Si les palestiniens cessaient leurs opérations de terreur tels qu’ils se doivent, la construction de la clôture ne serait pas nécessaire. En l’abscence d’un partenaire de paix de confiance, Israël n’a d’autre choix que d’appliquer les mesures nécessaires à la sécurité de ses citoyens.

3. PROPAGANDE: « La clôture est un « mur de l’apartheid » (ou encore un « mur de Berlin ») qui séparera des familles palestiniennes et rendra extrêmement difficiles les déplacements quotidiens au travail, à l’école ou chez des amis. »

VÉRITÉ: Malgré les images très répandues par les media d’un « mur de béton imposant » comme clôture antiterreur, seul 3% de cette clôture est en effet en béton. Ceci a pour but d’empêcher les terroristes de tirer sur les véhicules israéliens qui se déplacent sur les autoroutes longeant la frontière d’avant 1967. Des 720 km de clôture qui ont une largeur équivalente à une autoroute de quatre voies, 97% sont constitués d’un système de clôture à maillons à la fine pointe de la technologie qui empêche toute infiltration.

Israël a concentré ses efforts à minimiser les désagréments causés à la population palestinienne. Les palestiniens pourront poursuivre leurs activités quotidiennes sans inconvénients. De nombreux points de passage ont été ouverts pour permettre la libre circulation des personnes et des biens. Les palestiniens ne seront pas coupés de leurs centres commerciaux et de leur gagne-pain. Des portails permettront aux fermiers d’accéder à leurs champs. Israël révise actuellement le parcours de la clôture afin de tenir compte des préoccupations d’ordre humanitaire qu’elle cause aux palestiniens et est disposée à faire de légères modifications pour faciliter les déplacements de la population sans toutefois compromettre sa propre sécurité. Les désagréments qui seront inévitablement causés aux palestiniens seront minimes par rapport aux vies sauvées.

Malgré les déclarations « d’apartheid » des palestiniens, cette clôture n’est en aucun cas une séparation d’ordre racial. Son unique but est de prévenir les attentats terroristes. Israël n’a pas l’intention de gouverner le peuple palestinien et a démontré maintes fois sa volonté de négocier si ce dernier s’engage en « partenaire » à démanteler les réseaux terroristes, à faire cesser l’incitation à la haine contre Israël, à établir une constitution, à réformer son système politique et à engager tous ses efforts pour faire cesser le terrorisme.

La construction de cette clotûre n’est pas non plus calquée sur le mur de Berlin; elle ne crée pas de séparation entre les palestiniens eux-mêmes. Elle tente plutôt de séparer temporairement ces derniers des israéliens afin d’assurer la sécurité de tous. Elle n’a pas non plus pour but de restreindre les déplacements des palestiniens; son seul objectif est d’empêcher les terroristes de pénétrer en Israël.

Il est important de noter qu’il existe des arabes et des juifs des deux côtés de la clotûre en Cisjordanie. Israël a intégré au sein de sa population des citoyens arabes qui représentent 20% de sa population totale. Les palestiniens par contre, ont précisé leur refus de vivre aux côtés des citoyens juifs de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et continuent à exiger que les territoires soient judenrein, c’est-à-dire libérés des juifs.

4. PROPAGANDE: « L’intention d’Israël est de construire une clôture qui délimitera un territoire et qui créera éventuellement une frontière pemanente. »

VÉRITÉ: La clôture qui longe l’ancienne ligne verte de son côté nord ne créera pas de frontière et ne délimitera pas un territoire en vue d’influencer les négociations.

Actuellement, l’enjeu primordial est de sauver des vies israéliennes. Le parcours a été essentiellement tracé en fonction du facteur de sécurité et de la topographie. Il a également été conçu de façon à tenir compte des préoccupations palestiniennes et à maximiser l’usage de terrains publics. Les terrains privés qui sont sur le parcours de la clôture demeurent le bien du propriétaire qui reçoit une compensation pour son usage. Les palestiniens ont le droit de se présenter à la cour suprême d’Israël pour contester l’usage d’un terrain.

Si les israéliens construisait leur clôture uniquement le long de la frontière d’avant juin 1967 (l’ancienne ligne verte), ils feraient exactement ce que les palestiniens les accusent de faire : outrepasser les négociations et créer une frontière permanente. Mais ceci est entièrement faux; Israël ne cesse de réitérer que la frontière finale sera déterminée exclusivement par les négociations. De plus, il n’est pas judicieux d’assumer que celle-ci suivra le tracé de l’ancienne ligne verte, ligne d’armistice qui a séparé Israël de la Jordanie entre 1949 et 1967. Il est important de rappeler que cette frontière, décrite par Abba Eban comme la « frontière d’Auschwitz » a été jugée « indéfendable » par plusieurs, y compris par les artisans de la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

En réalité, la résolution 242 qui était à l’origine une ébauche de résolution des britanniques, ne mettait pas l’accent sur un retrait total aux frontières d’avant 1967. Elle stipulait plutôt un retrait de «certains territoires» et non « des territoires » (ce qui insinuerait tous les territoires) afin d’obtenir « des frontières sécuritaires et reconnues ». Les revendications d’Israël dans ce territoire sont justifiées non seulement par les faits historiques mais également par l’aspect sécurité. Ces problèmes seront résolus grâce aux négociations et non par une clôture antiterreur.

5. PROPAGANDE: « le fait que les Nations Unies aient soumis le problème de la clôture à La Cour internationale de Justice (CIJ) pour un avis consultatif est une décision positive. Celle-ci rendra un jugement équitable. »

VÉRITÉ: le 8 décembre 2003, lors d’une séance extraordinaire d’urgence, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait une résolution ( 90 en faveur, 8 opposés et 74 abstentions) demandant à la Cour internationale de Justice de publier un avis consultatif sur les « conséquences légales » de la construction d’Israël de la clôture antiterreur. Les pays ayant soumis le problème aux Nations Unies sont essentiellement des pays et états arabes qui supportent automatiquement la position arabe contre Israël. Ceci reflète la perspective profondément biaisée du processus. Il est intéressant de noter que la Corée du Nord, Cuba, l’Indonésie la Malaisie, l’Égypte, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Yemen, la Syrie, le Liban, le Maroc et le Soudan figurent parmi les pays qui soutiennent l’implication de la CIJ. Ceci est révélateur du phénomène de politisation qui s’opère actuellement aux Nations Unies qui n’ont cessé d’isoler Israël à travers l’histoire et qui l’excluent encore aujourd’hui de toute participation au Conseil de sécurité, alors qu’il est un état membre des Nation Unies.

Les mêmes états qui se sont jurés de détruire Israël peuvent désormais défendre leur cause contre la construction de la clôture devant la Cour internationale de Justice, sapant ainsi le droit souverain d’Israël à protéger ses citoyens contre le terrorisme. La Ligue des états arabes, constituée de 22 nations arabes qui pour la plupart ne sont ni démocratiques ni fondées sur l’autorité de la loi, a signalé son intention de soumettre son opinion à la CIJ, déligitimant ainsi l’autorité de cette dernière. Par la même occasion, la Ligue s’autoproclame intervenant à part entière. La décision de la CIJ de permettre le témoignage aux audiences de 56 états musulmans qui représentent l’Organisation de la conférence islamique et qui sont ouvertement opposés à Israël ridiculise l’ensemble du processus. Il est important de noter que le 30 janvier 2004, date limite de dépôt des soumissions à la CIJ, une trentaine de pays ont contesté la compétence de la Cour à rendre un jugement sur la légalité de la clôture : parmi eux se trouvaient le Canada, les Etats-Unis, l’Australie, quinze membres de l’Union Européenne et dix membres en devenir, la Russie, l’Afrique du Sud et le Cameroun. Le fait qu’un si grand nombre de pays aient ainsi pris position met en doute la validité de l’audience qui se tiendra tel que prévu le 23 février 2004.

La CIJ a également rejeté la demande d’Israël de récuser le juge égyptien du tribunal chargé de se prononcer sur la légalité de la clôture. Cette demande s’appuyait sur le fait que le Dr. Nabil Elaraby avait occupé le poste de conseiller juridique au sein du gouvernement égyptien et qu’il avait tenu des propos préjudiciables lors d’un entrevue accordée à un journal en 2001. Le quotidien Israélien Yediot Ahronoth rapporte que lors d’une entrevue récente accordée au journal égyptien al-ahram, le Dr. Elaraby affirmait avoir déjà décidé de la culpabilité d’Israël pour la construction de la clôture antiterreur et recommandait des sanctions. « Il existe des preuves historiques et internationales qui démontrent l’illégitimité du geste d’Israël » affirmait Elaraby lors de l’entrevue. « Je pense qu’Israël ne sera pas en mesure de présenter des arguments solides lors des audiences et que pour la première fois si la CIJ en juge ainsi, il sera exposé à des sanctions. » La cour a décidé par un vote de treize à un de maintenir Elaraby en poste, affichant donc ouvertement la position déjà prise de l’un de ses juges et jetant ainsi un doute sur l’ensemble de la procédure judiciaire.

La CIJ est une entité inapte à débattre d’un tel sujet d’autant plus que la question présenté à la Cour fait abstraction de la raison d’être première de la clôture : le terrorisme palestinien. Il n’existe aucune cour qui puisse imposer à un pays souverain et démocratique la méthode pour se défendre contre la terreur. De plus, aucune jurisprudence en la matière n’existe. Israël se retrouve à nouveau pointé du doigt par la communauté internationale qui remet en question son droit à l’existence.